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Month: septembre 2015

Brosse à dents Zero Waste Shop

brosse à dents zéro déchet

(Petit disclaimer : j’ai cherché à éviter les répétitions du mot “brosse à dents” mais vous allez en souper !)

Il y a quelques temps, j’ai été contactée par Zero Waste Shop qui m’a demandé si je voulais bien tester leur brosse à dents en bambou. Ni une, ni deux, j’ai sauté sur l’occasion, car mon expérience personnelle avec la brosse à dents de Brush with Bamboo m’avait un peu laissée sur ma faim.

En effet, quinze jours après avoir commencé à utiliser la brosse à dents, ma gencive s’est couverte en quelques heures d’une couche blanchâtre (peau morte ?) qui s’est ensuite décollée, laissant voir une muqueuse rougie, à vif, et très douloureuse. Une belle inflammation !

J’ai mis cela sur le compte d’une trop grosse tête, de brins trop longs et nombreux, pas très adaptés à la taille de ma bouche.Pour être tout à fait honnête, j’étais vraiment déçue que la brosse à dents ne me convienne pas, j’avais vraiment envie d’utiliser une alternative en accord avec mes convictions. Une amie n’a pas vraiment apprécié l’expérience Brush with Bamboo non plus mais les autres retours sont très bons ! Même Monsieur Shizen préfère la Brush with bamboo à celle qu’il utilisait avant (c’est pour dire !!).

Cela a donc été l’occasion de comparer les deux brosses à dents.

La brosse à dents de Zero Waste Shop est garantie sans plastique, sans BPA, cruelty-free et vegan-friendly. Elle est fabriquée en Inde. L’emballage et la brosse à dents sont compostables. Les brins sont faits de Nylon 4, apparemment biodégradable, mais je n’arrive pas à avoir plus de renseignements.

Lorsque je reçois la brosse à dents, je suis un peu surprise par la taille du colis, la taille du carton n’étant vraiment pas justifiée, à mon avis. C’est dommage ! (Mais c’est du carton, c’est déjà ça.)

Je suis assez amusée par la traduction française (l’entreprise est polonaise). Je suis d’accord, ça ne fait pas très pro… mais je sais qu’ils viennent de créer leur entreprise.

brosse à dents zero waste shop

Fébrile, je déballe la boîte de la brosse à dents. Je remarque avec plaisir qu’il n’y a aucun emballage plastique : l’étui est en papier et provient du reste de pulpe issue de la fabrication de la brosse à dents.

brosse à dents zero waste shop

Lors de la première utilisation, le bois de la brosse a dents a légèrement déteint, mais aucune odeur notable comme avec celle de Brush with bamboo. Elle répond d’ailleurs parfaitement aux critiques que j’avais dressées contre celle-ci : une tête beaucoup plus petite, un manche rond plutôt que rectangulaire mais également plus fin, des brins moins nombreux et moins longs. Le brossage est plus agréable car la brosse à dents est davantage adaptée à ma bouche. 

Parce qu’une photo vaut mieux qu’une longue explication :

comparatif brosse à dents brush with bamboo et zero waste shop

Brush with bamboo (à gauche) – Zero Waste toothbrush (à droite)

Je trouve les poils un peu trop durs pour une “soft”, malheureusement (j’ai longtemps pris des brosses à dents de qualité chirurgicale et je dois avouer que de ce côté-là, les brosses à dents que j’ai eu l’occasion de tester manquent un peu de finesse…). Pour le coup, celle de Brush with Bamboo est moins dure. Mais en contrepartie, cela nettoie très bien les dents.

Cela fait un mois que je l’utilise, j’en suis vraiment satisfaite. Le seul point négatif que je lui trouve, c’est la composition des poils, puisque je ne sais pas exactement comment les recycler – et que je suis par nature hostile aux matières synthétiques -, mais il n’y a malheureusement pas beaucoup de choix sur le marché pour le moment : entre le nylon et les soies de porc, mon coeur fait vite le choix.

Vous pouvez trouver les brosses à dents sur le site Zero Waste Shop, elles coûtent 4,29€.

Et vous, avez-vous déjà essayé une brosse à dents plus respectueuse de l’environnement ? Qu’en avez-vous pensé ?

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Hormones en folies n°2

III. Une contraception naturelle

Je vous expliquais ici une partie du cheminement qui m’a poussée à arrêter la pilule. C’est bien joli tout ça, on a vu que la pilule provoquait de sacrés dérèglements, mais tout le monde n’a pas forcément envie de se retrouver en cloque, hein ? Moi la première. Les premiers mois ont été une belle cacophonie. Je me suis retrouvée avec des cycles de plus de deux mois.

Il faut savoir que je suis une stressée. Un seul jour de retard, et je m’imagine déjà mère de triplés. Alors vous imaginez bien, deux mois ?! J’ai dû me retenir pour ne pas faire plus de tests de grossesse que nécessaire. (Oui, je sais, cette hantise relève de la psychose.)

Il a donc fallu trouver une contraception. J’ai d’abord commandé des préservatifs Sir Richard’s, une marque vegan et engagée, pour me laisser le temps de chercher une contraception qui me convenait.

Je suis tombée sur la vidéo de Megan Elizabeth qui présentait la méthode LadyComp, un petit ordinateur qui fonctionne selon la méthode des températures. C’est aussi un très lourd investissement (345 € pour le modèle le plus simple) et cela m’a découragée. Megan présentait également le livre Taking charge of your fertility, un gros pavé dédié au cycle et à la sexualité féminins, comme étant un must have. Et, en effet, ce livre est une mine d’or. Il est chargé d’anecdotes absolument délectables (comme celle du gynéco qui diagnostique une infection vaginale à une patiente qui est tout simplement en période de fertilité…). Son auteur met un point d’honneur à expliquer que nous sommes toutes différentes et qu’on peut très bien avoir un cycle régulier de 30 jours, au lieu des 28 habituels. Cela déculpabilise et vous savez quoi ? Cela fait un bien fou. Cela change du discours général qui a tendance à considérer ne serait-ce qu’une petite anormalité comme un cas clinique.

Il serait impossible de résumer ce livre en un article aussi complet et ce n’est d’ailleurs pas mon intention. Je vous encourage donc à le lire.

Il explique comment on peut déterminer les jours où la fécondation est possible en se basant sur trois méthodes distinctes, qui se rejoignent pour former la méthode symptothermique. Les explications suivantes ne suffisent pas à une compréhension complète de la méthode, il s’agit simplement d’une introduction vous montrant qu’il est possible d’employer une contraception naturelle, zéro déchet et financièrement abordable. Il est d’ailleurs réducteur de limiter cette méthode à un moyen de contraception car il s’agit d’un véritable indicateur qui permet à la femme de (re)découvrir son cycle et d’analyser elle-même les éventuels dysfonctionnements.

Je considère donc que cette introduction n’est pas suffisante pour utiliser cette méthode sans risque de grossesse. D’aucuns diront que ce disclaimer est inutile, mais je préfère être claire là-dessus. Il faut d’ailleurs quelques mois pour être parfaitement rodée et je ne saurais trop vous recommander d’utiliser un autre moyen de contraception pendant cette période.

1. La méthode des températures

Malgré sa présence dans le récapitulatif Choisir sa contraception, la description est tellement tranchée que je n’avais même pas pris le temps de la considérer sérieusement. Il s’agit de relever tous les matins, au réveil, sa température à l’aide d’un thermomètre qui permet d’afficher aux moins deux décimales, car la mesure devient trop approximative sinon. On reporte ensuite les données dans un tableau qui permet de tracer une courbe de température. La température augmente de 0,2°C à 0,4°C lors de l’ovulation et reste élevée jusqu’à vos prochaines menstruations. C’est une méthode un peu contraignante, car il faut avoir le réflexe de prendre sa température avant de faire quoi que ce soit le matin (ne pas parler, ne pas boire, etc.).

Je l’ai pourtant redécouverte à un moment où je m’interrogeais sur le bien-fondé de la prise quotidienne d’hormones pour des rapports sexuels beaucoup plus espacés qu’auparavant. (Bah oui.)

2. La méthode de la glaire cervicale

Chers médecins, s’il vous plaît, donnez un nom plus glamour à cette… chose. En attendant, on va appeler un chat un chat. La glaire cervicale, c’est un liquide sécrété par des cellules situées au niveau du col de l’utérus sous l’action des oestrogènes. Les glaires cervicales sont souvent considérées comme de simples pertes blanches mais témoignent du fonctionnement tout à fait normal du corps. (A l’inverse, toutes les pertes blanches ne sont pas forcément saines et peuvent être le résultat d’une infection !)

Il faut savoir que la glaire cervicale est différente en fonction de la période. Elle est parfois presque inexistante : peu de craintes à avoir à ce moment-là. Mais elle s’épaissit jusqu’à devenir très abondante et élastique lors de la période fertile, aux alentours de l’ovulation. Il suffit de vérifier chaque jour l’état de cette glaire cervicale. Bonne nouvelle, vous êtes exemptée de cette vérification lors des règles, où vous ne verriez rien, de toute façon !

3. L’examen du col de l’utérus

Le diamètre du col de l’utérus s’agrandit lorsque vous approchez de votre période de fertilité.

En analysant ces trois données, vous pouvez remplir un tableau et déterminer si vous êtes oui ou non dans une période à risque (lorsque la méthode est utilisée comme moyen de contraception) ou dans une période feu vert (lorsque vous cherchez à tomber enceinte). Bref, tout le monde y trouve son compte !

Il est possible de déterminer les jours fertiles grâce à quatre règles. La femme est fertile environ 5 à 6 jours d’affilée par cycle. A vous de choisir si vous préférez l’abstinence ou un autre moyen de contraception !

4 règles pour éviter de tomber enceinte

1. La règle des cinq premiers jours

Les cinq premiers jours du cycle, c’est-à-dire en comptant à partir du premier jour des règles, sont sans risque si vous avez décelé une augmentation sensible de votre température 12 à 16 jours auparavant. (Sauf si votre cycle est plus court que 25 jours.)

2. La règle des jours secs

Avant l’ovulation, vous êtes dans une période sans risque si la glaire cervicale est quasiment absente. (Elle ressemble à de l’eau et sèche très rapidement.)

3. La règle du changement de température

Vous pouvez avoir un rapport le soir du troisième jour suivant un écart de température et si votre température est restée élevée durant ces trois derniers jours.

4. La règle du jour de fertilité maximale (peak day en anglais)

Vous êtes normalement tranquille le quatrième soir suivant le peak day, c’est-à-dire le jour du cycle où vous produisez le plus de glaire cervicale, puisque la sécheresse du vagin ne permet pas aux spermatozoïdes de survivre (sauf si vous observez toujours de la glaire cervicale, on s’abstient donc dans ce cas-là).

D’après Toni Weschler, Taking charge of your fertility, 2003 

4. Comment s’y mettre ?

Autre bonne nouvelle : vous n’avez pas besoin de dépenser 400 € pour vous y mettre ! Soulagées, hein ? Il suffit de mettre la main sur le bouquin, qui est malheureusement en anglais (même si je pense qu’il existe des livres équivalents en français, c’est un anglais vraiment compréhensible qui se lit très facilement !). Certaines versions d’occasion ne vous coûteront pas plus de 15 €, frais de port compris.

Pour le thermomètre, ne faites pas comme moi, n’allez pas à la pharmacie prendre le premier thermomètre venu : il ne sera pas assez précis (et n’écoutez pas le pharmacien qui sera soudain devenu un expert de la méthode Ogino – alors que ce n’est pas la même chose – et qui vous refourguera sa marchandise à tout prix). J’ai trouvé un thermomètre Medplus qui affiche à la fois les Celsius et les Fahrenheit, car je n’arrivais pas à décider de quelle unité de mesure j’allais me servir. Il possède une fonction mémoire, mais uniquement en Celsius, est équipé d’un détecteur de fièvre, d’une fonction réveil… Tout ça pour 17 €, frais de port toujours compris.

Un total de 32 €, soit moins d’un dixième du prix de la LadyComp. Youpi !

Pour noter votre température, vous pouvez télécharger un tableau en Fahrenheit ou en Celsius sur le site Ovusoft ou encore vous y inscrire pour bénéficier de l’application gratuite sur internet.

5. Et les inconvénients ?

Outre la prise de température qui devient votre premier geste le matin, il faut savoir que la méthode des températures peut être faussée par la fièvre (de toute façon, qui pense à faire des galipettes quand on est cloué au lit, hein ? Je vous le demande !), mais le thermomètre que j’ai choisi me l’indique. Celle de la glaire cervicale peut donner lieu à des lectures faussées si vous souffrez d’une infection vaginale. Mais vous devriez pouvoir faire la différence si vous potassez un peu le livre. Enfin, ce n’est pas une méthode de contraception, je le répète. En période à risques, il faudra donc choisir entre l’abstinence, avoir une pratique différente de la sexualité ou choisir un contraceptif mécanique.

La prise de la température doit se faire à peu près à la même heure tous les matins, à éviter si vous avez un style de vie chaotique.

Il y a des fois où je peine à garder les yeux ouverts et je me rendors en pleine prise de température, je dois donc recommencer car j’ai une fâcheuse tendance à entrouvrir la bouche quand je dors, ce qui fausse les résultats.

Inconvénient qui n’est pas relatif à la méthode mais au thermomètre : la mise en mémoire des températures ne fonctionne que si vous avez réglé votre thermomètre en °C. C’est dommage car les tableaux d’ovulation que j’ai trouvés sont plus précis en °F, mais je trouve que les °C correspondent davantage à notre réalité. Je ne sais pas vous, mais quand on me dit 97.88 °F, je suis un peu perdue…

Je vous avoue que depuis que je pratique la méthode symptothermique, c’est-à-dire depuis novembre 2014, je suis beaucoup plus zen vis-à-vis de mes “retards de règles”. J’ai d’ailleurs pu voir qu’il ne s’agissait pas de retards, mais tout simplement de cycles longs de 32 jours ! Je vais donc essayer naturellement de retrouver un cycle plus court.

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